Clémentine Larroumet
Co-fondatrice de Saint-LazareClémentine Larroumet est la cofondatrice du studio Saint-Lazare, référence parisienne du design et du branding. Depuis plus de vingt ans, elle imagine avec son équipe des identités visuelles, des objets et des livres où l’attention portée aux matières, aux images et aux récits occupe une place centrale. À la croisée du graphisme, de l’édition et de l’architecture, son travail cultive une esthétique sensible et durable, où chaque détail raconte une histoire.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, elle s’est prêtée au jeu, partageant avec nous son regard sur la création, les objets qui l’entourent et les bijoux qui accompagnent les moments importants de sa vie.
Peux-tu nous raconter brièvement ce qui t'a menée à créer ton studio ?
J’ai co-fondé Saint-Lazare en 2000 avec un très bon ami, lui architecte et moi venant de l’édition et du graphisme. Je voulais rejoindre une aventure entrepreneuriale dans le milieu de la création. Nous avons décidé de créer un studio de branding avec une approche très narrative, en gardant l’édition au cœur des projets.
Très vite, nous avons eu la chance de travailler pour Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. La première fois que j’ai passé la porte du 5 Avenue Marceau reste un moment inoubliable.
En quelques mots, comment décrirais-tu ton univers ?
Mon univers est éclectique, avec des touches de couleurs et une lumière chaleureuse. J'ai besoin d'être entourée de livres et d'objets, qu'il s'agisse de littérature, de livres d'art, d'œuvres, de peintures ou de photographies.
Chaque objet a une histoire et me rappelle des liens importants : ma famille, mes enfants, des amitiés, des projets, des moments particuliers. J'aime être entourée de ces objets.
Qu’est-ce qui te ressemble le plus dans ce que tu crées ?
Ce que j’apprécie le plus dans mon métier c’est la réalisation du projet, la marque qui devient objet, l’objet qui prend vie et qui raconte ce supplément d’âme ou en dit long sur la marque. Travailler les matières, choisir les papiers et les couleurs, être juste, sublimer un matériau pauvre, rendre l’objet désirable est ce qui m’anime le plus depuis 25 ans.
Ou encore la création de livres comme nous l’avons fait avec la collection Portraits de Villes. En somme, créer des objets qui perdurent, témoins d’une époque.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ?
Je conseille de se faire confiance et d’écouter son instinct. Avec de la volonté, du travail et de la passion, on peut accomplir beaucoup. Il ne faut pas avoir peur de l’échec car les erreurs nous font aussi avancer. Il faut oser, soyez audacieux.se.
Et si possible trouver un bon « partner » : il est souvent plus facile de mener un projet à deux pour s’épauler, réunir ses forces, essuyer les échecs mais aussi savourer les succès ensemble.
Parmi les bijoux que tu as choisis, lequel te ressemble le plus, et pourquoi ?
Aujourd’hui, je porte des bijoux à forte valeur sentimentale, offerts par mon mari pour des occasions importantes : notre mariage, la naissance de nos enfants, un voyage au Pérou, un superbe bijou Castafiore pour un anniversaire. J’aime aussi l’idée que chaque bijou se transmette et nous rappelle une personne chère qui l’a porté.
Parmi ma sélection sur le site Castafiore, je trouve que le bracelet ceinture de chez Boucheron est un must. D’une élégance folle. J’adore son tombé et l’effet « seconde peau » des écailles en or et les saphirs bleus qui subliment le bijou. J’ai un faible pour les bijoux de cette époque des années 60-70.